Des choses incommodes ou moins agréables sur le sexe

Des choses incommodes ou moins agréables sur le sexe

Le sexe est super. Pourtant il ne se déroule pas tout le temps comme dans les films: un décor romantique, des bougies parfumées, placées stratégiquement, ou des pétales de rose rouge parsemés entre les draps anticipant... l’action.

Des fois, dans la vie réelle, les scènes d’amour sont parsemées d’inévitables "maladresses" pénibles, qu’on ne voit jamais à la télé, exception faisant les comédies, les parodies ou les vidéos aux connotations ironiques (mais toujours amusantes). Les chutes durant les tentatives de strip-tease, les réactions désynchronisées des partenaires, les membres engourdis dans de positions incommodes (imitant les productions XXX, mais moins faisables pour les mortels ordinaires, adonnés aux fast-foods et au sédentarisme), en voilà quelques hypostases qui peuvent transformer un rapport sexuel dans toute une série d’épisodes décevants, quoique risibles.

Les maladresses et l’imperfection sont, par contre, quelque chose de naturel, vu qu’il n’y a pas d’interaction mécanique ni d’approche parfaite lorsqu’on parle des êtres humains. En fait, l’honnêteté est la meilleure "arme" contre les situations qui peuvent être recueillies dans la catégorie: "j’aurais préféré que cela ne soit pas arrivé".

En voici quelques "sources" qui rendent possibles ce genre d’ "aventures":

1.-Les odeurs. Si, durant le sexe, l’air sentait le tilleul, le jasmin de Madagascar, ou l’orchidée, l’ambiance serait assurément magnifique. Hélas, pendant ces moments où les sens se régalent au maximum, celles qui prennent cruellement le contrôle sont les odeurs naturelles. Et, quelque incitante et aphrodisiaque que soit l’ "arôme" d’un corps en sueur et ses secrétions respectives, tout le monde n’apprécie pas la fragrance de ce mélange.

2.-Les ballonnements. Il est clair qu’un trouble stomacal ou une imminente "poussée" de flatulence c’est la dernière chose que "lui", ou "elle", au comble de la gloire associée à des ébats amoureux, puissent souhaiter, afin de "couronner" avec grâce l’euphorie de l’évènement (sonore et/ou olfactif). Hélas, l’organisme offre aussi de telles surprises ou "épisodes", y compris dans de contextes moins adéquats (par exemple celui de l’ "amour"), et la meilleure méthode à employer pour les surmonter consiste en (auto)ironie et humour. La gêne ou la dissimulation ingénue (il s’est passé quelque chose?) constituent des réactions complètement déplacées, car, en fin de compte, de tels "désastres" peuvent arriver à n’importe qui, et le son ou l’odeur ne peuvent pas être "voilés" en adoptant une mimique stupide, censée suggérer l’innocence.

3.-Le sperme. Il n’est pas exclu que, au moment de l’apogée des jeux inities, la "substance" virile jaillisse à l’improviste, comme une fontaine artésienne hors de contrôle, directement sur les cheveux, yeux, visage ou autres zones corporelles de la partenaire, bien surprise d’avoir été "attaquée" de la sorte. Ce qui certainement ne perturbe nullement la joie des messieurs (bien au contraire). Pourtant, certaines "victimes" pourraient trouver quelque chose à redire contre le fait que leur parure capillaire peut se transformer dans des crêtes iroquoises ou new âge (si elles prolongent trop le postlude au lieu d’aller dans la salle de bain), leurs yeux expérimenteront la désagréable sensation de piqure tandis que le goût... il se pourrait bien que dans certains cas celui-ci ressemble au jus des fruits trop mûrs, longuement exposés au soleil.

4.-L’avalement du sperme. Quelque passionnel et "pervers" que puisse paraitre cet exploit, l’avalement du sperme n’est pourtant pas équivalent à savourer un milk-shake à la vanille, aromatisé avec des feuilles de menthe et du sirop d’érable. Surtout en ce qui concerne le goût et la texture. Effectivement, le système digestif peut rejeter le sperme, qui est obligé de faire demi-tour. Il revient au point initial sous une autre forme... un peu plus consistent et accompagné de "cris".

5.-La lingerie intime. L’idéal serait que les dames portent que de lingerie intime achetée chez Victoria’s Secret, en dentelle, aux bords brodés, ainsi que des porte-jarretelles séduisants en tant que bonification, et les hommes la plus sexy pièce de leur collection personnelle. Mais, vu que le sexe ne se présente pas tout le temps "sur demande" mais de façon spontanée, il est possible que le couple cache sous les vêtements ce type de lingerie qui peut à la limite être portée un jour de pluie dans la solitude de la maison. L’idée d’enlever ses vêtements dans l’intimité de la salle de bains reste fortunée et salvatrice, mais ne surtout pas oublier l’article traînant quelque part dans la chambre. L’effet peut en être désolant, même "après"!

6.-Le langage obscène. Les vulgarités verbales font des merveilles au lit pour certaines personnes. Dans le cas des ignorants, qui s’aventurent, pousses par les circonstances, au pays des expressions crues... ou excessivement sales, juste parce que les rumeurs disent qu’ainsi font les amants ou les amantes "de succès", s’évertuer à articuler les mots interdits, issus de tout autre contexte autre que son âme, s’avère plus qu’inadéquat et impropre, laissant l’impression d’un texte reproduit stupidement... sans avoir compris son sens.

7.-Les expressions faciales durant l’orgasme. Il est évident que durant l’orgasme personne ne prend son temps pour se demander si son allure conserve sa décence lorsqu’il écarquille ses yeux, contracte les muscles de sa mâchoire ou ouvre la bouche comme s’il s’étouffait... car tout le monde est préoccupé à "absorber" au maximum l’intensité du moment. Vues de l’extérieur, les choses peuvent avoir l’air amusant voire bizarre, pourtant peu sexy, un vrai motif d’inquiétude (et prudence), lorsqu’on décide d’enregistrer la partie de plaisir (pour la regarder ultérieurement, dans un autre climat) ou surveillée par quelque groupe homogène de voyeuristes, équipés d’une grande quantité de pop-corn, boissons rafraichissantes et curiosité.

8.-Le contact visuel durant le sexe oral. Il arrive des fois que les regards de ceux liés par le destin ainsi que par une reprise à perte d’haleine de sexe oral se croisent providentiellement, et que les protagonistes en aient des doutes regardant quelle expression faciale ils devraient afficher dans ce genre de circonstances. Une qui transmette de la soumission, de l’extase et de l’abandon ou plutôt une "agressive", passionnelle et dévoratrice? Cette indécision à choisir entre les deux options laisse entrevoir d’habitude exactement le contraire!

9.-Le sexe anal. Pour certaines personnes, le sexe anal est associé à une peur plus grande que celle des araignées (ou la panique de découvrir qu’il n’y a plus de serviettes aux toilettes d’un centre commercial), non seulement à cause de la douleur, mais aussi dû à la forte sensation (effectivement incontrôlable) que l’acte va se solder par une "sacrée" défécation, qui puisse "souiller" d’une manière désolante l’audacieuse idée.

10.-Le sexe ayant comme public l’animal de compagnie. Lorsque l’atmosphère devient spontanément ardente, et que les coquins n’aient plus de temps à transporter le quadrupède intrusif dans une pièce contigüe ou quelque part chez les voisins, l’ambiance peut devenir un peu pesante et par conséquent, l’envie de folies puisse se dissiper sous la pression générée par la paire supplémentaire d’yeux (des fois phosphorescents) fixés sur eux, d’autant plus que la créature peut avoir des tentatives non naturelles de participer à sa façon (quoique bien obstinément) aux étranges nouvelles "manies" de ses maîtres.

11.-Les visites inopportunes. La libido désinhibé et prêt à servir peut être affecté en grande mesure par la visite inopinée des copains ou des membres de la famille, qui, à part le fait qu’ils insistent à appuyer sans cesse sur le bouton de la sonnerie ou frappent inlassablement à la porte, ont aussi la fausse impression (peut-être ils s’en soucient point) qu’une fois à l’intérieur, ils deviennent maîtres de la maison, traînant sur le canapé légèrement humide au milieu du salon et dérobant de la sorte, sans le vouloir, la lingerie intime jetée par les "hôtes" à l’occasion des récents ébats, des préservatifs usés ou, encore plus "mince"... quelque jouet érotique excentrique (comme forme ou couleur).

12.-Les réactions tardives. Si l’un des partenaires reçoit un traitement érotique moins agréable, voire douloureux, sans qu’il signale à l’autre son malaise, il est bien difficile d’exprimer son mécontentement après, quand le partenaire est déjà en train de démontrer obstinément ses habiletés, qu’il envisage comme étant "ultra-spéciales". Afin d’éviter les longues minutes de résignation (qui paraissent une éternité), en attendant péniblement la fin du "spectacle", toute initiative désagréable venue de la part du sexe opposé doit être découragée à temps.

13.-L’obsession pour le poil corporel. Concernant leur suivant rendez-vous érotique longuement convoité, les dames s’assurent toujours à l’avance qu’elles seront lisses et entièrement épilées. Des fois, les hommes expérimentent eux aussi la phobie du poil excessif, ayant recours, comme le font leurs partenaires, à l’enlèvement de la pilosité indésirable. Cela n’empêche pourtant pas que, pendant l’adoption de certaines positions qui vulnérabilisent extrêmement les zones intimes, ceux-ci ne se demandent si leur propres techniques d’épilation ou l’habilité de la cosméticienne du salon ont été ou non des meilleures. Hélas, ce sera toujours... l’autre qui apprendra la vérité.

14.-Les commentaires déplacés. A part les exclamations, les interjections et les onomatopées, diverses instructions, consignes ou mots "cochons", il n’y a pas d’autres commentaires et mentions qui puissent pimenter une partie de plaisir. Le sexe ne se soucie point des discutions savantes ayant comme sujet la dialectique de Platon, les anomalies climatiques ou qui va acheter du pain pour le diner. Toute divagation, même si verbale, peut détourner l’attention de ce qui était envisagé comme une évasion à la réalité, censée finir par un pouls accéléré et, pourquoi quoi, par un orgasme, quelque faible ou discret qu’il puisse être.

15.-Le prénom inconnu. Presque tout le monde a des fantasmes dont le contenu ne se limite pas forcement au partenaire officiel. Peu sont pourtant les personnes assez matures et sages pour ne pas émettre la prétention que leurs parties intimes soient les seules auxquelles l’autre songe obstinément tout le temps. Toutefois, y compris pour eux, entendre le partenaire prononçant un prénom inconnu alors qu’il n’y a qu’eux deux entre les draps puisse occasionner des conséquences assez déplaisantes voire tumultueuses.